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[Théorie] Le métabolisme des Pokémon
Avatar du membre : Iron Pyrite
Iron Pyrite
Membre
Sujet posté le 15/07/2016 à 23:55
Un des éléments les plus incroyables dans l'univers de Pokémon, c'est bien sûr l'importante puissance que peuvent dégager les Pokémon, petits et grands. Des Pokémon Feu capables de supporter d'importantes températures ou créer des flammes jusqu'aux Pokémon Électrik qui génèrent des courants électriques, en passant par les Pokémon Poison qui produisent du poison et sont capables d'en vivre, il existe tout une variété d'espèces dont l'organisme et capable de produire beaucoup d'énergie pour survivre.

Deux exemples de puissance : un Flamajou qui utilise Lance-Flammes et Pikachu qui utilise Tonnerre.


Et qui dit énergie et matière générées par l'organisme dit métabolisme. Cet article sera donc consacré au métabolisme des Pokémon en essayant de le décrire pour comprendre par quels mécanismes les Pokémon sont capables de survivre par des moyens qui dépassent le règne du vivant tel que nous le connaissons.

Le métabolisme, c'est quoi ?


Définition

Pour faire simple, le métabolisme correspond à l'ensemble des réactions chimiques qui ont lieu dans l'organisme dans le but d'assurer de survivre, se développer, etc. Le métabolisme est subdivisé en deux catégories de réactions. Le catabolisme désigne les réactions de dégradation de matière et qui produisent de l'énergie. L'anabolisme désigne les réactions de synthèse de matière, consommant l'énergie produite par le catabolisme. La plupart des Pokémon étant des êtres organiques, ils possèdent donc aussi un métabolisme qui crée de la matière et de l'énergie pour survivre et ainsi se battre avec leurs capacités.


Les enzymes

Les enzymes sont associées au métabolisme. Ce sont de grosses protéines dont le rôle est d'accélérer la vitesse des réactions, afin qu'elles s'effectuent dans l'organisme à échelle viable. En effet grâce aux enzymes, la vitesse de certaines réactions passe de plusieurs jours à une seconde ! De façon imagée, si le métabolisme était une usine, les enzymes seraient des ouvriers qui travaillent à la chaîne et aideraient à décomposer la matière ou au contraire à l'assembler correctement.

La théorie des "super-enzymes"

Explication

Une première hypothèse est de penser que les Pokémon possèdent des "super-enzymes". Ces super-enzymes seraient plus efficaces que celles du règne vivant en général. Grâce à elles, les réactions dans l'organisme d'un Pokémon sont encore plus rapides et permettent un meilleur rendement que ce soit au niveau énergétique ou production de molécules utiles au Pokémon, du poison par exemple.

Elles pourraient aussi être plus résistantes à des conditions extrêmes. Les enzymes sont en effet actives sur certains paramètres comme la température, au-delà de ces paramètres elles sont inactives voire détruites. Les super-enzymes, elles, sont capables de fonctionner dans des conditions spécifiques de l'environnement du Pokémon : températures très basses pour un Pokémon de type Glace ou au contraire températures élevées pour un Pokémon de type Feu.

Le cas des extrêmophiles

Un argument allant dans le sens de l'existence de telles super-enzymes, c'est que les scientifiques en connaissent déjà ! Ces dernières se retrouvent notamment dans des organismes appelés les extrêmophiles. Ce sont des organismes capables de survivre dans des conditions extrêmes (de pression, température, acidité, radioactivité, etc.), d'où leur nom. Ces organismes sont essentiellement unicellulaires et sont souvent des bactéries ou des archées que l'on retrouve par exemple dans les sources chaudes, les cheminées hydrothermales ou encore dans des eaux extrêmement salées comme dans la Mer Morte (1).

Pour pouvoir survivre dans de tels environnements, ces extrêmophiles disposent de mécanismes adaptés, à la manière des Pokémon dans leurs milieux respectifs. Un exemple simple mais très efficace est le cas de Deinococcus radiodurans. Sous ce nom barbare se cache une bactérie que les scientifiques n'hésitent pas à qualifier de « bactérie la plus résistante au monde ». En effet, elle est capable de résister à des niveaux de radioactivité équivalents à 5000 fois la dose létale chez l'Homme, à la déshydratation complète et même aux attaques de bains acides. Son secret réside dans une structure cellulaire particulière, mais aussi dans un panel d'enzymes capables de réparer son ADN très rapidement et d'éliminer des molécules nocives formées à partir de l'irradiation, permettant à la bactérie de "ressusciter" quelques heures après sa mort (2).

Avec de tels modèles biologiques dans notre monde, il est donc possible d'imaginer que les Pokémon soient dotés eux aussi d'enzymes proches des extrêmophiles pour survivre.

La théorie d'une biochimie alternative


Explication

Une autre possibilité quant à l'explication du fonctionnement du métabolisme des Pokémon, c'est la théorie d'une biochimie alternative. Pour faire simple, le monde du vivant est majoritairement basé sur la chimie du carbone, c'est-à-dire que la plupart des molécules du vivant sont en grande partie constitués avec des atomes de carbone. Une autre théorie serait donc d'imaginer que les Pokémon ont une biochimie basée sur d'autres éléments.

Avec une biochimie différente, le métabolisme des Pokémon pourrait fonctionner différemment, aussi bien en termes de production d'énergie que de stabilité et de conditions de vie. Cette théorie se recoupe par ailleurs avec la première, puisqu'elle n'exclut pas la possibilité de super-enzymes avec un autre type de biochimie. De plus, certains extrêmophiles sont partiellement basés sur une biochimie alternative et sont par exemple capable d'utiliser l'arsenic (un poison très dangereux) au lieu du phosphore pour créer des molécules organiques ou bien le soufre d'origine volcanique (1, 3).

Exemples

On pourrait ainsi imaginer que des Pokémon de type Roche (voire de type Sol) possèdent une biochimie basée sur le carbone et/ou sur le silicium, un atome que l'on retrouve en grande partie dans les minéraux et le sable. Le silicium a des propriétés semblables au carbone et pourrait justifier la faiblesse au type Eau des Pokémon de type Roche, certaines molécules constituées de silicium étant sensibles à l'eau. À défaut d'excréter des déchets sous forme gazeux ou liquides, ils pourraient excréter des déchets sous forme solides à base de silicium qui contribueraient par exemple à renforcer la solidité de leur enveloppe externe.

Plusieurs exemples de Pokémon pouvant être associés à une biochimie alternative
NB : Les type Feu choisis sont connus d'après le Pokédex pour vivre près des volcans


Néanmoins, cette théorie a ses limites. Sauf certains cas, notamment les extrêmophiles cités précédemment, les modèles de biochimie alternative sont hypothétiques et certains sont peu probables, voire impossibles. Par ailleurs, ils sont peu stables, comparés à la biochimie du carbone.

Conclusion

Qu'il s'agisse des extrêmophiles comme des hypothèses d'une biochimie alternative, plusieurs réponses tangibles et étudiés par les scientifiques sous-tendent la possibilité d'un métabolisme adapté aux besoins en énergie des Pokémon. Les deux théories montrent également une grande diversité dans le métabolisme des Pokémon, avec des structures cellulaires, enzymatiques et biochimiques différentes selon les types des Pokémon.

Cet article pose également la problématique de la relation entre animaux, humains et Pokémon. Plusieurs sources se contredisent. D'une part, une traduction japonaise des dialogues dans Diamant et Perle montrent que les Pokémon et les humains se mariaient entre eux, ne faisaient aucune distinction entre les deux groupes (4). D'autre part, une interview avec Junichi Masuda, un des producteurs des jeux Pokémon, révèle que Pokémon et humains sont deux espèces distinctes (5).

Le métabolisme et les enzymes sont des éléments de la biologie très bien conservés au cours du temps. L'ADN Polymérase (une enzyme qui permet la synthèse d'ADN) est une enzyme par exemple retrouvée dans les trois grandes familles composant le vivant : archées, bactéries et eucaryotes. Des caractères comme la synthèse de super-enzymes devraient donc se retrouver aussi bien chez les Pokémon que chez les humains. Bien que dans l'univers Pokémon on puisse retrouver des humains aux pouvoirs particuliers, les kinésistes notamment, il semble apparaître que d'un point de vue métabolique Pokémon et humains soient différents.

Je vous laisse donc méditer là-dessus en vous disant à bientôt pour un prochain article !

Références

(1) Extrêmophile, Wikipédia
(2) Deinococcus radiodurans, Wikipédia
(3) Biochimies hypothétiques, Wikipédia
(4) L'embranchement évolutif des humains et Pokémon, Pokéstrat
(5) HILLIARD K., Pokémon's Burning Questions, Game Informer
Avatar du membre : eeveechou
eeveechou
Modérateur Console
Réponse postée le 25/07/2016 à 12:00
J'ai pas lu les commentaires, excuses-moi tout plein si ça a déjà été dit, mais les Pokemon et les humains sont des espèces différentes, certe, mais je pense que tu sais que les espèces évoluent au fil du temps afin de s'adapter donc à une époque les Pokemon étaient peut-être semblables et se marriaient aux humains, mais avec le temps ils ont évolués pour devenir ce qu'ils sont aujourd'hui.

PS : Pour ceux qui n'aurraient pas compris je vous conseille fortement la vidéo de Dirty Biology : Sommes-nous humains ? Le sujet n'est pas le même mais ça montre ce que je veux faire comprendre.

Sinon très bonne théorie, même si j'ai du relire pas mal de fois ! Et petite question, quand tu parles de scientifiques, tu parles de vrais ou de pokéscientifiques ? Parce que je vais t'avouer que ça m'étonne que de vrais scientifiques se soient penchés sur de créatures de jeux vidéos.
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